Les couennes arrivent à bon porc
Jeudi, 20 décembre 2007
Une soirée truculente et canaille comme un plat de charcuterie et un petit rouge bien frais. La température était un peu chaude, les couennes allaient suer. Dans le vestiaire on sent Fromageou triste parce que Casa ne viendra pas mais non il pense déjà que demain matin il faut qu’il se lève de bonne heure. Imaginez cher lecteur que ce brave garçon est presque à la retraite mais il doit se lever matin pour préparer le café à sa Dulcinée, c’est grand non ? En plus ce soir on mange chez Carmen, il ne peut échapper à son ami Toni et il fait la conclusion qu’il va se coucher un peu plus tard que d’habitude. Au rayon des bonnes nouvelles nous avons le retour de Bernard Boué notre Molière, il nous explique comment à la place des ligaments ils lui ont mis des « sandow » et cela va beaucoup mieux seul problème s’il court trop cela sent le caoutchouc brûlé, pour ce qui est de courir trop, pas de soucis. Autre bonne nouvelle Cabeau est de retour toujours couleur pain d’épice mais bien grillé mais la forme n’est plus carrée mais plutôt ronde, à la mairie pour les UV c’est ok mais il faudrait un sauna, merci d’avance à Mr boudinc.
Sur le terrain, c’est parti pour une grande soirée. D’un coté l’équipe des blancs, animée d’un très bon esprit, essaie de varier le jeu, j’ai bien dis essayer. En face une équipe de petits cochons qui est le plus souvent hors jeu, qui change les règles du jeu, animée d’un esprit comme la couleur du porc noir de Gascogne. Le responsable de cet équipage c’est l’Inquet. Ce soir malgré la chaleur il nous a revêtu deux t-shirts (à manches longues) et un sweet soit un très ensemble très seyant tout cela pour suer de la couenne. Sa petite Michèle lui a lu la dernière gazette cela l’aurait-il touché. A propos de toucher notre Fromageou oublie de toucher quelques joueurs mais il est perturbé, voir ci dessus. Jeanmi Trinquetmuragauche a laissé le baillon et la muselière dans la boite à gants. Non seulement il aboie aprés les adversaires pour leur comportement mais aussi ses partenaires. Beaucoup remarquent que tu reçois ses commentaires avant le ballon. Lolo le basque bondissant nous fait des chisteras de pertout mais avec une raquette de jokari, cela énerve jeanmi et nous prenons quelques essais, Eric Droua320 se démène en défense comme un beau diable. Montalkiwalki fait quelques facéties et fait une passe de passe de cochon à son compère l’Inquet qui se fait découper. Imaginez l’Inquet pendu à un crochet un charcutier arrivant et bing dans le plat de cotes, résultat il finit comme une crépinette, les pieds de cochon en vrac sur le sol et la salade de museau en se relevant. Les blancs se rebiffent, le Bedel fier comme Tartarin arrive lancé comme un bolide à l’intérieur mais courir avec les bottes, le fusil, la gibecière il est un peu coincé mais il est prêt pour l’ouverture de la chasse. Le Boscpaslaforêt et Montalemaldemer lancent un dernier défi perfide « celui qui marque à gagner » ils se croient à l’abris dans leur cabane en paille mais c’est les Blancs qui scorent et avec sang pour sang de générosité ils laissent la victoire aux petits cochons.
Vite une douche bien chaude à peler un cochon et nous filons chez Carmen pour nous régaler. Soirée d’été nous mangeons en terrasse, l’ami Toni nous régale de sa salade pot au feu, de boudin grillé, d’une belle entrecôte et comme légume des superbes haricots tarbais avec des couennes. Là nous sommes tous unanimes nous refaisons notre stock de couenne. Fromageou toujours aussi rêveur nous avale quelques pilules d’un joli bleu. Donc après la barbaque, les fayots et les couennes et les pilules il va nous faire une nuit d’enfer le super chaud (pardon show), demain matin sera encore plus dur pour lui.
Allez tchao à jeudi, treizistement.